Après des débuts plus que mitigés en Chine (restons positif pour ceux qui nous lisent), on part enfin de Kunming en direction de Guilin. Enfin, ceci dit, quand je dis plus que mitigés, il faut peut-être détailler un peu : On est arrivé le je sais plus combien à 1h du matin, environ. De là, on s’est fait alpaguer par une femme qui parlait anglais et qui proposait un taxi pour la ville. Donc on l’a suivi, pour se retrouver dans le van de son frère, qui n’était surement pas un taxi au vu de la consigne « si on vous arrêtes, vous dites que c’est votre ami et que vous ne le payez pas pour le service », qu’elle nous a laissé juste avant de nous mettre dans la voiture. De là, on arrive sans encombre à l’hôtel… Sauf que c’était pas le bon… Pour ceux qui ont suivi nos galères pour le visa chinois, il se trouve que l’on a été amené à changer plusieurs fois nos hôtels (on fera un article plus détailler la-dessus, mais c’est une galère le visa, bref), et forcément, on a montré au faux taxi l’adresse d’une ancienne réservation… Et bien évidemment, ce backpack n’avait plus de places disponibles pour la nuit… Heureusement, la fille de l’hôtel est adorable, et elle se démène pour nous trouver des taxi (il est quand même 2h du matin, et j’ai oublié de signaler qu’il pleuvait). Elle en trouve un premier, et Thibault, Elise et Clément embarquent. Ensuite, elle en trouve un deuxième, et c’est là qu’on embarque tous les deux avec Anne-Charlotte (Remarquez qu’on fait ça bien, histoire de pas avoir deux histoires à raconter, quand ya une galère, on fait l’effort de la prend ensemble). Le chauffeur nous emmène devant un espèce de quartier (avec des immeubles qui chatouillent clairement les nuages vu la hauteur, mais je m’égare) en nous pointant du doigts une direction. On se résigne donc à quitter la voiture qui était au sec pour se jeter dans la pluie. Il est alors environ 2h30 du matin… Bref, on trouve l’adresse de notre guesthouse sur Maps.me et on tourne autour de sa position pendant deux longues heures (et ce n’est même pas une exagération) sans jamais la trouver. Après ces deux bonnes heures sous la pluie avec les gros sacs à dos on se résigne finalement à abandonner et à s’en retourner la queue entre les jambes pour avoir un autre hôtel. En même temps que l’abandon, un taxi s’arrête à côté de nous, et on saisit donc cette ultime chance de trouver notre hôtel, en lui montrant l’adresse. Il la rentre dans le gps et nous montre que c’est 300mètres plus loin, à l’intérieur du fameux quartier du début… On n’avait rien vu la première fois, mais on retente quand même, histoire d’être sûr. La pluie s’étant arrêté depuis une vingtaine de minute, on est aussi un peu plus enclin à se lancer dans cette tentative. On avance donc dans cette cité en scrutant bien chaque enseigne, et la, improbable, on entends la voix de Clément derrière nous « ah mais vous êtes la?! On n’y croyait plus! ». Par le plus grand des hasards, son tour de recherche a finalement fonctionné. Il est 4h30 du matin, on est crevé, fatigué, trempé, mais au moins on peut aller à l’hôtel… qui n’en est pas vraiment un! En fait, il s’agit juste d’un appartement avec une chambre aménagée en dortoir, donc on aurait pu chercher bien longtemps, on n’aurait clairement pas pu trouver seul. D’autant que la fameuse adresse que l’on cherchait sur notre gps n’était clairement pas la bonne, d’où l’impossibilité de réussir… Enfin, au moins on s’en est sorti.

Donc je disais, au tout début de ce long chapitre que suite à cela (et après avoir changé de logement pour un vrai backpack cette fois), on a pu aller à Guilin sans encombre. Enfin, si on met de côté le fait que les contrôles aux stations de train sont pire que ceux de l’aéroport, que du coup il n’y a pas de bagage en soute, et que de fait, les grands couteaux que l’on avait forgé nous mêmes au Laos nous ont été confisqué… Autant dire que le moral prend un énorme coup avec une histoire comme celle-la (bon, on aurait aussi pu finir au poste de police, c’est ce que nous apprendrons après lorsqu’on aura la traduction de ce que disait les gardiens, mais ça c’est autre chose). De la on a pu prendre notre train couchette sans problèmes. Enfin, mis à part que la réservation ne collait pas parce que l’on n’avait pas mit nos prénoms complets sur la réservation en ligne, sauf qu’il n’y avait pas la place pour les mettre, et qu’il fallait donc interpréter le site par « Ouais? Franchement vazy, mets le prénom jusqu’à ce que ça bloque, et après tu laisse comme ça, c’est parfait ». Du coup, on est obligé de racheter des billets de trains, mais ils nous rassurent « ne vous inquiétez pas, on vous remboursera les premiers billets, moins 20% de charges pour le désagrément ». Super, merci, on vous adore! (au passage, ça va faire presque deux semaines, et toujours pas de signe de ce remboursement…)

Enfin bref, a part tout çà, on arrive sans encombre à Guilin. Le train couchette se passe plus facilement qu’on l’avait imaginé (en même temps, vu comme on était parti, on pensait vraiment dormir par terre dans un wagon à bétail, mais au final non) et nous voila à notre guesthouse. Le propriétaire nous propose un tour pour visiter la rivière Li le lendemain matin, et on accepte car ça semblait plutôt pratique et agréable. Un peu déçu par le fait qu’il s’agissait en fait d’un gros bus, pour un gros tour, mais on ne va pas titiller. On arrive donc à la rivière Li, et on embarque sur leurs traditionnels bateaux de bamboo (qui sont maintenant des bateaux avec du plastique en forme de bambou et peint en bleu, mais bon, on ne va pas titiller on a dit). Et la par contre, c’est vrai que c’est très joli! On se retrouve au milieu d’imposantes montagnes, avec des paysages assez proche de la baie d’Halong terrestre au final, et c’est donc très joli. On enchaine ensuite par un petit tour en voiture ouverte, et enfin une marche d’une quinzaine de minute qui nous fait passer à l’endroit qui a servi de modèle pour le billet de 20 Yuan, la classe. On se ballade ensuite rapidement dans un petit village, dont les constructions sont pittoresque, mais les hordes de touristes un peu moins.

Enfin, on reprend le bus, et on fait un dernier détour dans un parc « historique ». A comprendre qu’il s’agit d’un parc qui veut retracer l’histoire des tribus qui habitaient la région avant. On embarque donc de nouveaux dans un petit bateau, et au fil de l’eau, on voit plusieurs endroits avec des reconstitutions de tribus sur les rives. Ça fait très zoo humain (ou performance artistique, selon qu’on voit le verre à moitié vide ou plein) avec des jeunes déguisés selon les costumes de l’époque et qui se mettent à danser quand le bateau arrive. Pas franchement transcendé par ce parc, il faut toutefois admettre que sa localisation est quant à elle vraiment très jolie.

Voila voila pour ce premier article de la Chine. Alors on va pas mentir en disant qu’on appréhendais sacrément la suite après tout ca. Comme je ne sais pas quand on aura le temps de poster plus de détails, je spoil un peu la suite pour pas que vous vous inquiétez (oui, yen a pas beaucoup qui se serait vraiment inquiéter en soit, mais quand même, il faut chérir ce public :p), on s’en sort très bien, et les quelques galères suivantes ne sont vraiment pas grand chose après celles-ci (qui avec le recul ne sont pas si pire que ca non plus d’ailleurs ^^).

Catégories : Chine

4 commentaires

Xavier · juin 12, 2018 à 8:03

Ça vous matte un peu ! Niark niark niark <—– rire démoniaque

Chris · juin 12, 2018 à 11:17

y a des hauts et des bas…. parfois bcp de bas d’un seul coup, mais ça passe !!! 😉
pis vous avez l’air d’être une bonne équipe, alors ça fera des souvenirs.. 🙂

    Nicolas · juin 12, 2018 à 1:26

    Malgré tout, ils nous auront piqué notre joli souvenir du Laos :p !

janou & jack · juin 13, 2018 à 9:02

quel beau récit
on le vit avec vous!à la fin de ma lecture ,je me suis surpris à prendre une serviette pour me sécher les larmes

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